Découvrir l’univers de Narethil
Bienvenue, voyageur.
Avant de parcourir les récits qui nous sont parvenus de Narethil, laissez-moi vous présenter ce monde où les routes m’ont conduit à bien des reprises. Les lignes qui suivent ne prétendent pas en révéler tous les secrets ; elles vous offriront simplement quelques repères avant d’entreprendre votre propre voyage.
— Ashen Kol, chroniqueur de Narethil
Un monde nommé Narethil
Narethil est à la fois le nom d’une planète et du continent principal, berceau des civilisations connues et terre d’origine de la plupart des peuples de ce monde.
Pourtant, croire que le monde s’arrête à ces frontières serait une erreur. Au-delà des mers demeurent encore de vastes terres inexplorées, tandis que d’autres plans d’existence attendent ceux qui parviendront un jour à en franchir les seuils.
Chaque génération découvre de nouveaux horizons. Nul ne saurait prétendre connaître l’ensemble de Narethil.
Une terre de contrastes
Les climats de Narethil sont aussi variés que ses habitants.
Des jungles tropicales baignées par la chaleur de l’équateur aux terres glacées qui bordent les pôles, en passant par les vastes régions tempérées où l’humanité bâtit ses premières cités au confluent des fleuves et des rivières, chaque territoire possède sa propre identité.
Partout, cependant, la vie s’est adaptée. Vous y rencontrerez des paysages familiers comme d’autres qui défient l’imagination.
Ne soyez donc pas surpris si les habitants que vous croiserez diffèrent quelque peu des standards auxquels vous êtes accoutumé.
Peuples et civilisations
Si les humains constituent le peuple le plus visible de Narethil, ils sont loin d’en être les seuls habitants.
Parmi les plus anciennes races figurent les elfes, les nains et les gnomes, dont les histoires se confondent parfois avec les premiers âges du monde.
À leurs côtés vivent des peuples plus récents, comme les halfelins, que les voyageurs imprudents prennent parfois pour de simples enfants humains… une méprise qui pourrait leur coûter cher.
Les races de Narethil ne partagent ni la même physiologie ni la même longévité. Les humains vivent rarement plus d’un siècle. Les gnomes et les nains bénéficient d’une longévité bien supérieure, tandis que les elfes traversent parfois les siècles eux-mêmes.
Cette différence influence profondément leurs sociétés. Là où les humains bâtissent rapidement, innovent et se renouvellent au fil des générations, les peuples les plus anciens privilégient souvent une évolution plus lente, portée par une mémoire collective qui s’étend sur plusieurs vies humaines.
Ainsi, un gnome de quarante ans peut encore être considéré comme un jeune adulte, alors qu’un humain du même âge se trouve déjà au cœur de sa maturité.
Il existe également des demi-elfes et des demi-orcs, héritiers de rencontres tantôt pacifiques, tantôt plus brutales, entre peuples civilisés et peuples sauvages.
Chaque race possède ses propres traditions, ses royaumes, ses croyances et sa manière de voir le monde. Les alliances comme les conflits façonnent depuis des siècles l’histoire de Narethil.
Les créatures de Narethil
Contrairement à ce que pensent souvent les peuples civilisés, l’humanité ne représente qu’une infime partie des êtres vivants qui peuplent ce monde.
Les forêts, montagnes, marécages, profondeurs souterraines ou océans abritent une multitude de créatures dont beaucoup demeurent inconnues.
Certaines vivent en paix. D’autres considèrent tout voyageur comme une proie.
Les habitants de Narethil les désignent souvent sous un terme unique : les monstres.
Je ne vous en dirai pas davantage. Vous les rencontrerez bien assez tôt au détour des récits qui nous sont parvenus.
Entre magie et mécanique
Une autre particularité surprend souvent les nouveaux visiteurs : le niveau de développement des civilisations.
N’attendez ni armes modernes ni machines industrielles. La poudre existe, mais demeure rare et son usage reste exceptionnel.
Les chevaliers parcourent encore les routes en armure, les voleurs perfectionnent l’art de la discrétion plutôt que celui de l’affrontement frontal, les mages puisent leur puissance dans la Trame afin de façonner la réalité, tandis que les prêtres invoquent leurs dieux avec une foi qui transcende les simples convictions.
À Narethil, la magie ne remplace pas la mécanique ; elles avancent de concert, chacune trouvant sa place dans le quotidien des peuples.
Les dieux et la foi
La foi occupe une place essentielle dans la vie des habitants de Narethil.
Le monde n’est pas monothéiste. Chaque divinité incarne une facette particulière de l’existence et rassemble des fidèles issus de toutes les races et de toutes les cultures.
Les dieux n’interviennent que rarement de manière directe auprès des mortels.
Ils préfèrent agir dans l’ombre, influencer les événements, attiser les rivalités, provoquer les rencontres ou précipiter les royaumes les uns contre les autres.
Ainsi sculptent-ils peu à peu le destin de ce monde, tandis que les peuples, souvent sans le savoir, deviennent les acteurs de leurs desseins.
Je n’irai pas plus loin aujourd’hui.
Le reste appartient aux Mémoires de Narethil, ces récits qui relatent le destin de femmes et d’hommes dont les choix ont marqué l’histoire de ce monde et qui sont parvenus jusqu’à moi afin que je puisse, à mon tour, vous les transmettre.
Le premier de ces témoignages porte un nom…
Mémoires d’un voleur.
